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L’échec nous pousse à apprendre [Éloge de l’échec 2/7]

Vous pouvez lire le premier article ici : L’Echec nous fait grandir

L’échec nous pousse à apprendre
Photo by Quino Al on Unsplash

L’échec fait partie du processus d’apprentissage

Que l’on pratique un sport ou que l’on participe à un jeu, apprendre à échouer est tout aussi important que d’apprendre à gagner. 

En effet, l’échec va nous faire réfléchir et il fait partie intégrante du processus d’apprentissage. 

Quand quelqu’un se réduit à son simple résultat, alors échouer lui fera perdre confiance en lui, car il oublie que la réussite est le fruit d’un long processus d’apprentissage et d’expérience.

Ah ! certes, bienheureux celui que Dieu corrige, qui n’a pas de mépris pour les leçons du Tout-Puissant.

Job 5:17

Apprentissage par l’échec

Un des aspects positif de l’échec est qu’il va nous pousser à apprendre de nouvelles stratégies, à mettre en oeuvre des nouvelles compétences afin d’éviter ce qui nous a entraîné à échouer dans l’expérience précédente.

Mes frères, quand vous passez par toutes sortes d’épreuves, considérez-vous comme heureux.
Car vous le savez : la mise à l’épreuve de votre foi produit l’endurance.
Mais il faut que votre endurance aille jusqu’au bout de ce qu’elle peut faire pour que vous parveniez à l’état d’adultes et soyez pleins de force, des hommes auxquels il ne manque rien.

Jacques 1.2–4 BDS

Les échecs, les épreuves, les difficultés vont produire en nous différentes choses positives :

  • L’humilité ;
  • La patience ;
  • La persévérance ;
  • L’endurance ;
  • La ténacité ;
  • La maturité ;
  • Etc.

Et puis le plus important dans notre vie spirituelle, c’est que l’épreuve va éprouver notre foi et ainsi nous pousser à nous appuyer sur Dieu, à nous confier en Lui. De cette manière nous allons enraciner notre FOI en Dieu.

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ;

car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.

2 Corinthiens 12.10-11

Exemple de la bataille d’Aï

Si nous prenons l’épisode de la Bataille d’Aï dans la Bible, nous pouvons voir cela comme une grande défaite, un échec cuisant pour Josué et le peuple de Dieu.

Effectivement, cette défaite a été douloureuse et a causé la perte de 36 hommes (Josué 7:4-5) ainsi que le jugement d’Akan et de sa famille.

Mais nous pouvons aussi voir cet échec comme une des plus grande leçon que le peuple d’Israël avait besoin d’apprendre !

Il est certain que Josué a bien retenu la leçon et qu’il n’a pas reproduit cette erreur deux fois !

C’est ce qui permettra la conquête du pays promis, la conquête de Canaan.

Et non seulement ce fut une grande leçon pour le peuple de Dieu à l’époque, mais Dieu a voulu consigner cet évènement dans les Saintes Ecritures afin que cela puisse servir plus tard à des générations de croyants !

Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles.

1 Corinthiens 10.11

Remarquons aussi qu’Israël aurait pu tout arrêter, en se morfondant sur son échec et en disant que c’était trop dur !

Mais bien que, dans un premier temps, le peuple a été «consterné et a perdu courage » (Josué 7.5) et que Josué en fut profondément humilié (Josué 7:6), ils ont tout de même fait le choix d’en tirer toutes les leçons et d’avancer.

Le péché a été révélé, les mesures ont été prises pour régler le problème, et Dieu va leur demander de poursuivre leur conquête (Josué 8:1).

Exemple de Joseph

Prenons un autre exemple dans les Ecritures : celui de Joseph

Sa vie va tourner au désastre et semble être un véritable échec !

En effet voici le résumé de son parcours :

  • Ahi par sa fratrie (Gen 37:18) ;
  • Jeté dans une citerne par ses propres frères ;
  • Puis vendu comme esclave (Gen 37:28) ;
  • Esclave dans la maison d’un officier Egyptien (Gen 37:36) ;
  • Accusé à tort de tentative de viol (Gen 39:13-18) ;
  • Emprisonné pendant au moins 2 ans (Gen 41:1) ;
  • 13 ans de déboires (de 17 à 30 ans) (Gen 41:46)

Voici ce qui pourrait être le résumé d’une vie désastreuse, une vie d’échec en tout point.

Mais malgré toute une série de circonstances négatives,

aussi, notons deux éléments qui vont finir par tout changer :

1. Joseph reste intègre

Il va demeurer attaché à Dieu, fidèle dans sa Foi ;

Puis Joseph sera un serviteur remarqué par son maître (Gen 39:4) ;

Et il s’attirera les faveurs des gardes de sa prison (Gen 39:21-23) ;

Pourtant les circonstances semblaient défavorables, mais Joseph va veiller sur son coeur, son mental, son caractère, sa conscience devant Dieu.

2. Dieu avait un plan

Le récit Biblique nous révèle que derrière toutes ses circonstances, Dieu avait en réalité un plan pour Joseph et il était en fait en train de le former pour un destin glorieux :

Devenir gouverneur de l’Egypte !

Et ainsi permettre que ceux de sa famille (et tout un peuple) soient épargnés d’une terrible famine.

Au-delà de tous les aspects de la Grâce de Dieu, du pardon et de la providence divine, nous pouvons aussi retenir une grande leçon au sujet des échecs que nous pouvons traverser :

L’important est de s’attacher à Dieu et de continuer d’avancer en veillant sur notre coeur.

Joseph aurait-pu basculer dans la haine, la violence, la délinquance, le vol, le mensonge, la débauche !…

Mais face à l’adversité, il a choisi l’intégrité, la droiture, la vérité ; Et chaque situation d’échec affrontée avec foi était un pas vers la destinée glorieuse préparée par Dieu.

Comprendre que l’échec est formateur

Plus l’échec est grand, plus on peut en tirer des leçons. Mais il est important de tirer parti de nos erreurs et s’engager à apprendre d’elles, à grandir et à changer. 

Thomas Edison a dit : 

« Je ne suis pas découragé, car tout nouvel échec constitue un pas de plus vers la victoire ».

À 21 ans, il ouvre un laboratoire à Menlo Park dans le New Jersey, et devient inventeur à plein temps. Il n’était pas rare que lui et son équipe travaillent sur près de 40 projets différents et déposent plus de 400 brevets par an. Le travail acharné d’Edison lui a valu le surnom de « magicien de Menlo Park ». 

Mais il ne réussissait pas toujours !

En fait, nombre de ses inventions lui ont posé problème mais en dépit d’échecs répétés, il n’a jamais abandonné.

Souvent moqué pour son obstination, il a engagé près de dix mille essais avant d’inventer la lampe à incandescence en 1879.

De son parcours, il a dit : 

« Je n’ai pas échoué. J’ai découvert dix mille pistes qui ne menaient à rien ». 

Alors arrêtons de placer une étiquette négative sur nos échecs. 

En fait il y a peu de vrais échecs dans la vie, seulement des possibilités. Certaines fonctionnent, d’autres non. Avec Dieu à vos côtés, vous gagnerez en persévérant !

(extrait de Pensée du Jour de Bob Gass – 2015 )

Ne pas s’identifier à l’échec

Une des clés les plus importantes pour ne pas sombrer face à l’échec est de comprendre que ce n’est pas l’échec qui nous définit.

Dans notre société actuelle, on préfère se focaliser sur la victoire plutôt que de comprendre la signification de l’échec

Le problème est que le sportif, l’artiste, le performer (quel que soit le domaine) se perçoit trop souvent uniquement à travers sa réussite.

Il faut pourtant faire face à une réalité cruelle :

PERSONNE NE GAGNE TOUT LE TEMPS ! 

Or, c’est justement en faisant l’analyse de ce qui n’a pas fonctionné, que l’on va réussir à comprendre les erreurs qui ont provoqué l’échec.

Par conséquent, c’est le vécu de l’échec qui nous confronte aux problèmes et qui nous oblige à trouver des solutions pour y remédier.

C’est même en faisant des erreurs que l’on arrive à trouver les bonnes sensations, la meilleure position, le bon réglage… la correction qui nous rendra plus performant, et nous permettra d’expérimenter peut-être la victoire !

Ainsi donc, l’apprentissage va être fait d’essais et d’erreurs (donc d’échecs).

Nous ne sommes pas nos échecs

Face à l’échec deux sortes de personnes vont donc se révéler :

Il y a ceux qui se focalisent sur un résultat et ceux qui se focalisent sur le processus qui amène à ce résultat.

Mais retenons ceci :

« L’important n’est pas tant d’atteindre le sommet ;

Mais plutôt qui on devient sur le chemin. »

Martin Latulippe

Changer la perception de l’échec

Nous remarquons souvent une plus grande intolérance à l’échec chez les jeunes. Leurs échecs se transforment en frustration, puis en mauvais comportements.

De surcroit, les effets négatifs de l’échec seront décuplés si le jeune a grandi dans un environnement ou l’échec est perçu comme inacceptable et n’a reçu que des remontrances à la moindre erreur :

« Tu es vraiment un bon à rien… »

« On ne fera jamais rien de toi… ! » 

Les conséquences psychologiques seront désastreuses :

  • Peur de se tromper ;
  • Dévalorisation ;
  • Ne pense pas pouvoir s’améliorer ;
  • Fuite des responsabilités ;
  • Stress face aux enjeux importants (examens, entretien d’embauche, réunions importantes…) ;
  • Etc.

Ainsi, en ne pensant qu’au résultat, ils se projettent déjà dans ce que l’on va leur dire s’ils perdent ou s’ils se trompent et se font toute une montagne de l’échec.

Le « Jeu d’échec »

Cet été, mes enfants ont pris goût à jouer aux échecs, chacun prenant un malin plaisir à défier son frère, sa soeur, maman ou papa !

Le nom de ce jeu m’a fait réfléchir, car non seulement le but consiste à mettre l’adversaire en échec (et mat 😉 mais le principe même d’apprentissage de ce jeu consiste à échouer, afin d’apprendre à ne pas retomber dans les mêmes pièges la fois suivante !

C’est de cette manière que j’ai vu mes enfants progresser rapidement à ce jeu, mon fils a même réussi à me battre… ! (une fois seulement… j’ai retenu la leçon ! 😉

Bien sûr l’échec n’est pas toujours un jeu et peut être douloureux.

Personne ne souhaite perdre

Personne ne souhaite perdre, mais quiconque a déjà traversé des phases d’échecs se rend compte que cela l’a amené à modifier ses perspectives, à changer sa manière de s’entraîner et à se remettre en question pour évoluer. Ce sont souvent ces ajustements, au bon moment, qui peuvent être déterminants dans une carrière.

Jésus lui-même a dû apprendre au travers la souffrance de sa condition humaine !

Bien qu’étant Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert.

Hébreux 5.8

D’ailleurs, faisons bien la différence entre l’échec et le péché !

Car il n’y a aucune honte à échouer dans certains domaines…

Comme tous les enfants, Jésus a dû apprendre à marcher ! Et ce n’était pas un péché que de tomber sur ses fesses de jeune garçon !

Apprendre de nos échecs

Pour apprendre de l’échec, il faut qu’il soit pris en compte dans sa dimension formatrice. Aussi doit-il être une occasion d’en apprendre plus sur soi-même.

L’échec nous oblige à être dans un processus de réflexion sur soi-même : 

  • Quelles compétences je peux apprendre ?
  • Quel processus on peut mettre en place de sorte que l’échec n’arrive plus ?

A chaque fois que tu échoue poses-toi la question :

Qu’est-ce que l’échec me pousse à faire grandir et à apprendre ?

“Quand quelqu’un tombe, ne se relève-t-il pas ?

Quand quelqu’un se trompe de chemin, ne revient-il pas sur ses pas ?”

Jérémie 8.4

Les meilleurs joueurs de baseball savent qu’ils ne parviendront à renvoyer la balle que trois fois sur dix !

Comment réussissent-ils à garder leur enthousiasme et leur envie de vaincre avec un tel taux d’échecs ?

En gardant à l’esprit la certitude qu’éventuellement, selon la loi des statistiques, ils réussiront à frapper la balle et à l’envoyer hors des limites, et ce faisant, parviendront à gagner un point.

En 1952 le coureur Roger Bannister participa aux Jeux olympiques et termina en quatrième position. Mais il refusa de s’avouer vaincu.

Jusqu’à cette date les experts étaient unanimes dans leur opinion que courir le “mile” en moins de 4 minutes était impossible. C’était pourtant le rêve de Bannister.

Le 6 mai 1954 il fut le premier à courir cette distance en moins de 4 minutes. Aujourd’hui la plupart des coureurs de compétition sont capables de l’égaler. 

Quelle leçon doit-on en tirer ?

Que si vous refusez d’abandonner malgré les échecs, vous remporterez éventuellement la victoire ! Vous devez seulement être prêt à vous relever et à repartir avec d’autant plus de détermination. 

 “Pour améliorer son taux de réussite, il faut multiplier son taux d’échec par deux”

Tal Ben-Shahar – psychologue 

L’échec nous pousse à apprendre

En aucune manière, l’échec est à supprimer et à juger comme inacceptable et honteux.

Il est nécessaire de changer notre image de celui qui échoue, car c’est un résultat brut et momentané.

On peut échouer aujourd’hui et réussir demain.

A bien y réfléchir, il n’y a bien souvent aucun risque à échouer, à part peut-être le risque d’apprendre quelque chose qui fera partie de votre évolution.

Si vous ne vous trompez Jamais…

Le psalmiste a écrit : 

“Avant d’avoir été affligé, je m’égarais. Maintenant j’observe Ta parole”

Ps 119:67

Autrement dit, il avait appris à observer les commandements divins après s’être souvent trompé.

“Si cet homme vient à tomber, il ne reste pas à terre, car le Seigneur le prend par la main.”

Ps 37.24

En vérité, lorsque vous échouez dans un domaine particulier, cela peut vous encourager à en explorer d’autres.

Si vous ne vous trompez jamais, si vous faites les choses à la perfection,

alors ce que vous faites n’est pas assez difficile pour vous !

(Ce que nos amis québécois appellent « jouer plate » dans le domaine du sport, un jeu ennuyeux, jouer petit.)

Souvent nos succès dans la vie sont la conséquence d’essais et d’erreurs répétés. Nous réussissons après bien des tâtonnements.

Mentalité de champion

Voici la réponse d’une championne Olympique de patinage artistique à la question : « qu’est-ce qui fait que vous avez eu la médaille d’or aujourd’hui, qu’est-ce qui a fait la différence ? »

« parce que j’ai eu le courage de me relever les 20 000 fois ou je suis tombé et que je me suis retrouvée sur le derrière ! »

Ne pas atteindre le but qu’on s’est donné ne constitue pas un échec.

L’échec, c’est de ne pas faire l’effort pour l’atteindre.

Mais n’oubliez pas qu’échouer peut vous aider à découvrir le vrai chemin vers le succès.

Si, par exemple, vous détestez votre travail, il est vraisemblable que vous ne réussirez pas dans ce domaine. Pourtant si vous perdez cet emploi, peut-être vous sentirez-vous obligé de chercher à faire ce qui vous attire le plus, ce que vous vous sentez le plus appelé à accomplir.

Alors pour le mot de la fin je retiendrai cette citation :

« Échouez, mais échouez vite ! »

David Laroche

Merci d’avoir lu cet article.

Si vous avez aimé, partagez !

Laissez-moi vos commentaires juste en-dessous de l’article

Soyez des disciples qui apprenez de vos échecs.

Et souvenez-vous : 

À chaque jour suffit sa Grâce !

Chao, et à bientôt.

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3 responses on "L’échec nous pousse à apprendre [Éloge de l'échec 2/7]"

  1. Bravo pour cet article. Merci

  2. Bonjour Franck.

    Excellent article avec lequel je suis tout à fait d’accord.
    J’ai connu des échecs par ma faute hélas. J’ai connu des souffrances aussi, des incompréhensions, des doutes.
    Il est vrai que cela nous fait grandir, nous permet aussi de comprendre mieux les autres et ainsi les aider.
    Mais ce qui est vrai aussi c’est que notre Seigneur nous relève toujours, nous laisse sa paix et sa joie et au travers de mes échecs, je bénis Dieu
    pour son secours et son amour.
    Sois bénis mon frère.

  3. Bonjour Franck.
    Je me souviens, je devais avoir 12 ans quand le directeur de l’école ou j’étais a demandé a voir mon père suite a mes échecs et aussi mon indiscipline!!!!
    Monsieur le directeur dira à mon père que je ne ferai rien de bien, je me suis sentie frustré!!
    La réponse de mon père fut celle-ci: Mon fils a des défauts, mais je ne vous permet pas de dire qu’il sera un bon a rien, houa!!! cela m’a fait du bien et encourager a revoir ma copie, merci papa.
    Chaque fois que je tombe, mon Père céleste me relève avec amour, il est mon ami fidèle et tendre dans l’absolue gloire à son nom.
    A bientôt mon frère.
    Alain.

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