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L’échec nous rend humble [Éloge de l’échec 3/7]

l'échec nous rend humble
Photo by Annie Spratt on Unsplash

Retrouvez la série d’articles sur “L’éloge de l’échec” :
>> L’échec nous pousse à grandir
>> L’échec nous apprend
Examinons maintenant comment l’échec nous rend humble.

Désir de réussite

Nous avons tous le désir d’avoir un impact positif sur les autres, d’obtenir la reconnaissance de ceux qui nous entourent et de pouvoir mener à bien nos projets en étant performants au maximum.

Mais trop souvent, on se croit arrivé, on a l’impression de tout connaître et tout savoir, et si on pouvait tirer la couverture à soi en s’attribuant tout le mérite de nos succès, nous nous passerions aisément des autres.

C’est là que nous devons faire face à un ennemi vicieux : l’orgueil.

En effet, si nous sommes suffisamment orgueilleux pour croire que l’on peut toujours gagner, penser que nous avons toujours raison, et s’imaginer que nous n’avons plus rien à apprendre, alors très certainement, Dieu nous fera passer par des circonstances pour nous humilier un tant soit peu, et nous démontrer notre orgueil

L’orgueil précède la chute

C’est alors que l’échec viendra nous donner une petite claque et va nous pousser à l’humilité.

Avant la ruine, le cœur de l’homme s’élève ;
Mais l’humilité précède la gloire. 

Proverbes 18.12 NEG

L’arrogance précède la ruine,
Et l’orgueil précède la chute.

Proverbes 16.18

Chute, Ruine, Défaite, Échec…

Dans le meilleur des cas, ces situations seront cocasses, mais bien souvent elles seront douloureuses si l’orgueil en est la raison.

Dans tous les cas, l’échec nous rend humble et sera bénéfique si nous laissons Dieu travailler notre coeur pour y forger son divin caractère.

L’échec nous aidera à être plus compréhensif ;
Il nous apprendra l’empathie ;
Nous poussera à demander de l’aide ;
L’échec nous apprendra l’HUMILITÉ.

Si vous vous demandez :
« Pourquoi j’ai encore raté ? »
« Comment les autres vont me juger ? »
Si vous vous sentez nul d’avoir échoué et vous dites :
« Je n’y arriverai jamais… dans mon travail… dans mon couple… »
« Comment je peux être aussi nul ? »
« C’est pas normal que j’échoue ! »

Si vous êtes en proie au doute et à la dévalorisation, souvenez-vous d’une chose :
« Je ne suis pas mes échecs
Je ne suis pas mes succès ! »
Ce ne sont pas eux qui nous définissent.

« Je ne suis pas mes échecs
Je ne suis pas mes succès ! »

chrétien.online • l’échec nous rend humble

En réalité derrière de telles pensées se cache l’orgueil, car il est en effet utopique de croire qu’il est possible de ne jamais se tromper, ne jamais échouer.

Trois sources d’échecs

Examinons ensemble 3 sources d’orgueil…
qui seront autant de causes d’échecs :

  • Se croire infaillible ;
  • Se croire suffisant ;
  • Être hautain.

1. Se croire infaillible

C’est qui le patron ?

Être infaillible, c’est croire que nous avons toujours raison,
C’est « avoir la science infuse »,
Croire que l’on peut être toujours gagnant.
Penser qu’on ne se trompe jamais.

Quand on ne consulte personne, les projets échouent,
mais lorsqu’il y a beaucoup de conseillers, ils se réalisent.

Proverbes 15.22

C’est aussi se croire à l’abri, sécurisé par nos propres moyens ;
Se croire sécurisé par l’argent, par une bonne santé ou par un rang social élevé.
Alors qu’en réalité c’est Dieu qui nous accorde chacune de ces grâces.

C’est LUI notre sécurité.

Exemple de Samson

C’était le cas de Samson.
Il s’était habitué à être le plus fort, et se croyait invincible… infaillible.
Mais il avait oublié que sa force ne venait pas de lui-même, mais qu’elle était une grâce de Dieu et qu’elle dépendait de sa communion avec le Tout-Puissant !

Delila dit alors: Les Philistins sont sur toi, Samson ! 
Et il se réveilla de son sommeil, et dit: Je m’en tirerai comme les autres fois, et je me dégagerai. 
Il ne savait pas que l’Eternel s’était retiré de lui.

Juges 16.20

Ce fût très douloureux pour Samson, mais salutaire.

Les Philistins vont lui crever les yeux et faire de Samson leur esclave…

Mais son échec lui a appris, l’humilité.
Il a réalisé sa totale insuffisance ;
sa totale incapacité et impuissance sans Dieu ;
son entière dépendance de Dieu.

Son échec va lui permettre de renouer la communion avec son Dieu et de terminer sa vie en s’offrant en sacrifice pour détruire ses ennemis.

Ma sécurité

Personnellement, j’ai cru être sécurisé et à l’abri quand j’ai eu mon Capes de Musicologie…
Mon chemin était tout tracé, j’allai devenir professeur d’éducation musicale… fonctionnaire, donc sécurité de l’emploi !
Mais 2 ans après j’étais licencié de l’Education Nationale et me retrouvais au chômage… durant 2 ans !

Je n’avais pas imaginé cela, mais je savais que c’était Dieu qui avait très clairement fermé la porte pour m’entraîner dans la destinée qu’il voulait pour moi…

Ces deux ans de chômage ont été des temps particuliers,
certes d’humiliation et d’incompréhension face à mes parents et mon entourage.
Mais ce fut aussi une période tellement bénie, durant laquelle j’ai pu prendre du temps avec Dieu, à étudier Sa Parole et à trouver sa volonté !

Donc ne pensons pas être infaillibles.

2. Être suffisant

Je n’ai besoin de personne…

Croire qu’on s’en sortira toujours seul,
Qu’on a besoin de personne,
et qu’on peut se débrouille sans les autres.

Quand on pense comme ça, on a envie d’indépendance.
On aura le désir de s’émanciper et de ne plus être sous la coupe des parents ou d’un supérieur…
et on refusera l’aide des autres.

Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plaît,
Il s’irrite contre tout ce qui est sage.

Proverbes 18.1

L’échec nous rend humble : Exemple du fils prodigue

La suffisance a été le péché d’orgueil du Fils Prodigue dont Jésus nous décrit l’histoire :

Il dit encore : Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

Luc 15.11–13

Il pensait pouvoir se passer de son Père.
Ne pas avoir besoin de sa protection, de sa provision… ni de son amour.
Il pensait qu’il profiterait mieux de la vie en quittant le cocon familial…

Malheureusement (où heureusement !), il apprendra à ses dépends que c’est dans la maison du Père qu’il y a tout pour sa subsistance, pour sa restauration et pour son avenir.

L’écueil de son projet va être bénéfique là encore, car son orgueil va être brisé :

Etant rentré en lui-même, il dit : Combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j’ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes ouvriers.

Luc 15.17–19

Il se croyait suffisant :

  • capable de subvenir à ses propres besoins ;
  • sans avoir besoin de l’aide des siens.

Son échec va produire en lui l’humilité nécessaire pour

  • reconnaître son péché ;
  • confesser son besoin et sa dépendance du Père ;
  • revenir dans la maison du Père.

Sans attendre plus longtemps l’écueil de notre vie, c’est également la démarche que tout un chacun doit entreprendre pour revenir à Dieu.

Examinons encore un 3e péché d’orgueil…

3. Être Hautain

C’est regarde l’autre de haut !
Croire que nous sommes meilleurs (plus rien à apprendre des autres, donc hautain)

Il n’y a rien de pire que de croire que tu n’as plus rien à apprendre !

L’homme intelligent cherche toujours à apprendre, alors que les sots se repaissent de sottises.

Proverbes 15.14

C’est le caractère de ceux qui n’écoutent pas les conseils,
qui n’en font qu’à leur tête.

Qui prête une oreille attentive aux critiques constructives habitera parmi les sages.

Proverbes 15.31

C’est se croire supérieur ;
Se croire meilleur et plus fort que les autres ;
Tout en regardant les autres avec dédain ;
Et en méprisant les autres.

Le moqueur n’aime pas qu’on le reprenne, c’est pourquoi il ne demande pas l’avis des sages.

Proverbes 15.12

Regarder les autres de haut, c’est tout le contraire de l’humilité :

Ne faites donc rien par esprit de rivalité, ou par un vain désir de vous mettre en avant ; au contraire, par humilité, considérez les autres comme plus importants que vous-mêmes ;

Philippiens 2.3

L’échec nous rend humble : Exemple de Pierre

Ce fût l’amère expérience de l’apôtre Pierre !
Lorsque Jésus annonce à ses disciples qu’ils vont tous l’abandonner à cause du trouble causé par sa mort, Pierre se croit au-dessus de la mêlée.
Il se croit meilleur que les autres.

Pierre prit la parole et lui dit : – Même si tous les autres sont ébranlés à cause de ce qui t’arrivera, moi je ne le serai pas.

Matthieu 26.33 BDS

Mais Jésus l’averti de ce qui va réellement se passer :

Seigneur, lui dit Pierre, pourquoi ne puis-je pas te suivre maintenant ? Je donnerai ma vie pour toi. Jésus répondit: Tu donneras ta vie pour moi ! En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu ne m’aies renié trois fois.

Jean 13.37–38

Là encore son échec va être une véritable leçon pour Pierre… Et même bien plus qu’une leçon, ce sera pour lui le point de départ d’une nouvelle vie, l’expérience de la Nouvelle Naissance, il recevra un coeur nouveau et ne sera plus jamais le même après cela.

Il va pleurer amèrement sur son échec :

Aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors, Pierre se souvint de ce que Jésus lui avait dit : « Avant que le coq ne chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.

Marc 14.72

​Mais il osera revenir vers Jésus et accepter son Pardon et sa Grâce :

Jésus va lui donner l’occasion de lui affirmer son amour à trois reprises, comme pour effacer son triple reniement :

Jésus lui demanda une troisième fois : – Simon, fils de Jean, as-tu de l’amour pour moi ? Pierre fut peiné car c’était la troisième fois que Jésus lui demandait : « As-tu de l’amour pour moi ? » Il lui répondit : – Seigneur, tu sais tout, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. Jésus lui dit : – Prends soin de mes brebis.

Jean 21.17

Et enfin Jésus le rétabli dans sa mission de disciple pour la cause de l’Evangile en lui annonçant son entière consécration :

Vraiment, je te l’assure : quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais, mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre nouera ta ceinture et te mènera là où tu n’aimerais pas aller.
Par ces mots, il faisait allusion au genre de mort que Pierre allait endurer à la gloire de Dieu. Après avoir dit cela, il ajouta : – Suis-moi !

Jean 21.18–19

L’échec nous rend humble et moins critique

J’ai personnellement expérimenté des échecs douloureux dans ma vie :

  • Echec sentimental ;
  • Licenciement et suivi de deux ans de chômage ;
  • Et, ce qui peut être perçu comme un énorme échec… le suicide de mon papa.

Mais dans chacune de ces situations, chacun de ces échecs (réel où perçu) m’a poussé à l’humilité, à dépendre totalement de Dieu et à réaliser que je ne pouvais m’en sortir tout seul, que j’avais tant de choses à apprendre, que j’avais mes tords et qu’il me fallait accepter le pardon tout autant que l’accorder.

L’échec utile

C’est donc un des grands avantages de l’échec : il nous rend moins critiques envers les autres.

Nous nous sentons toujours plus enclins à sympathiser avec eux lorsque nous avons fait l’expérience d’un échec cuisant.

Au lieu de pointer un doigt accusateur, nous ressentons le besoin de leur tendre la main.

Au lieu de leur adresser un stupide : “Je n’arrive pas à comprendre comment vous avez pu faire ça !”, nous nous souvenons du fossé d’où Dieu nous a tirés.

Nous dirons alors, avec humilité et gratitude :
“Je suis passé par là… J’ai fait les mêmes erreurs !”.

Nous savons alors combien leur souffrance peut être cruelle et humiliante, parce que nous l’avons connue nous aussi.

C’est comme cela que nous apprenons à être un meilleur ami, un meilleur soutien, un meilleur exemple de la grâce divine vis-à-vis des autres.

Jésus a dit à Pierre :

“Satan vous a réclamés pour vous passer tous au crible comme le blé. Mais J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas tout à fait ; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères”.

Luc 22. 31-32

Essayons de retenir ces leçons avant que les circonstances de la vie ne viennent nous humilier.

Mieux vaut choisir l’humilité,
que de subir l’humiliation !

chrétien.online • l’échec nous rend humble

Notre Dieu, n’a pas le désir de nous humilier, mais en tant que Père il n’hésitera pas à nous discipliner pour notre bien, si nécessaire car l’échec nous rend humble :

Ce n’est pas de bon cœur qu’il humilie et qu’il afflige les humains.

Lamentations 3.33

Car c’est celui qu’il aime que l’Eternel reprend, agissant avec lui comme un père avec l’enfant qu’il chérit.

Proverbes 3.12

Trois étapes pour apprendre de vos échecs

Je vous propose trois étapes à mettre en place suite à un échec, que je voudrais intituler :

L’ABC de l’humilité

A. Acceptation
Acceptez d’échouez,
Accueillez vos tords et votre responsabilité.

Vous n’êtes pas Dieu, vous êtes faillible.
Admettez-le.

B. Besoin
Admettez votre dépendance à Dieu, confessez votre Besoin de Lui. Demandez-lui son aide pour surmonter l’échec et saisir la victoire à venir.
Vous avez aussi besoin des autres…
Vous n’êtes pas Dieu, vous n’êtes pas suffisant.

C. Compréhension
Essayez de comprendre votre échec et retenez-en les leçons.
Apprenez ce qui pourrait vous éviter de le revivre.
Et ayez de l’empathie à l’égard de tout ceux qui sont passé par les mêmes difficultés que vous.
Désormais vous les comprenez.

Dieu lui même ne nous regard pas de haut !
Alors cessez d’être hautain.

L’échec sera donc bénéfique pour notre caractère

Acceptez vos échecs et pardonnez-vous !
Sinon vous demeurerez dans l’abattement et dans l’orgueil.

  • L’échec nous rend humble ;
  • Il vous rendra compatissant ;
  • plus compréhensif ;
  • Vous rendra plus doux, plus patient…
  • plus dépendants de Dieu.

Alors retenez les leçons de vos échecs et louez Dieu pour tout le travail qu’il effectue en vous par ce moyen.

Efforcez-vous d’être humbles

Tournez-vous donc vers l’Eternel, vous tous les humbles du pays, vous qui faites ce qui est droit, cherchez à accomplir ce qui est juste. Efforcez-vous d’être humbles

Sophonie 2.3 SEM

Si nous voulons éviter certains échecs, certaines disciplines de notre Seigneur… alors rendons-nous humbles.

Soyons capables d’apprendre de toutes nos erreurs, nos défaites, nos chutes, nos ruines…
Tout comme notre Seigneur, Jésus, apprenons l’obéissance et l’humilité, par les choses que nous souffrons !

Bien qu’étant Fils de Dieu, il a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert.

Hébreux 5.8

Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils.

Hébreux 12.6

Merci d’avoir regarder cette article.

Si vous avez aimé, partagez-le à votre entourage.

Laissez-moi vos commentaires juste en dessous de l’article

Soyez des disciples qui s’efforcent d’être humbles,
et n’oubliez pas :
Faites tout pour la Gloire de Dieu ! (1Cor 10:31)

Ciao, et à bientôt.

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